Vous avez trouvé le financement, et maintenant?

Pour beaucoup d’entrepreneurs, le processus d’obtention d’un financement peut être coûteux, long il requière de grands efforts.

Normalement, après l’avoir obtenu, l’équipe entrepreneuriale est dédiée au jour le jour pour faire croître l’entreprise (ce qui est normal), ce qui provoque un certain oubli de l’investisseur qui n’est pas pleinement informé de l’évolution l’entreprise.

Vous pouvez voir sur notre chaîne une vidéo qui parle un peu de ce contexte:

La situation actuelle de nombreuses start-up qui passent à travers de processus de financements est la suivante:

Les plateformes de financement consacrent leurs efforts à faire se rencontrer les projets avec des investisseurs. Une fois que la relation entre eux est créée, ils ne proposent pas de solutions de suivi à la hauteur des responsabilités qui sont générées.

Comment est alors gérée la communication post-investissement

Eh bien, normalement

  • Grâce à des communiqués de presse qui offrent des informations partielles et incomplètes
  • Dans certains cas, par contact direct avec chaque investisseur. Cela prend beaucoup de temps

Une bonne communication est important afin :

  • d’améliorer les relations avec les investisseurs
  • de profiter du soutien des investisseurs (Smart Capital)
  • de faciliter les réinvestissements
  • de gagner du temps dans les processus de due diligence, de reporting, d’audit, etc.

Avec une bonne communication, toutes les parties prenantes de l’écosystème sont gagnantes. Les réussites dans ce domaine font que les investisseurs investissent davantage.

Si l’investisseur est satisfait et se sent «bien traité», il sera plus enclin à réinvestir dans de nouveaux tours de table de l’entreprise ou dans ceux d’autres entreprises disposées à  bien communiquer avec les investisseurs. Parier sur une bonne communication « investisseur » est une très bonne référence pour les investisseurs. Cela met en valeur un projet par rapport à d’autres qui peuvent paraître, a priori, plus intéressants, mais qui sont , plus opaque.

Le processus actuel de communication entre les entreprises et les investisseurs:

Le processus de communication standard avec Private Investments Network:

Comme une start-up, vous pouvez vous inscrire sur la plate-forme gratuitement et l’utiliser comme un dépositaire d’informations organisées, prêtes pour un audit et outil de communication avec vos actionnaires ou investisseurs potentiels.

En outre, vous pouvez avoir une page avec un accès sécurisé pour vos stakeholders sur votre site et ce gratuitement lors de la première année de vie de l’entreprise.

Si vous voulez en savoir plus, envoyez un courriel à: info@privateinvestmentsnetwork.com et vous recevrez des conseils pour tirer le meilleur parti de l’outil.

Vous pouvez voir une vidéo de certains aspects de ce que vous pouvez faire avec cette plateforme web:

Êtes-vous d’accord avec ces idées? Avez-vous déjà vécu des problèmes de communication avec vos investisseurs? Faites-nous part de vos expériences en laissant un commentaire ici.

Private Investments Network est labellisée par le Pôle Finance Innovation

Finance innovation

L’équipe de Private Investments Network est très heureuse d’avoir été labellisée par Pôle Finance Innovation, le pôle de compétitivité de Paris Europlace qui promeut l’innovation technologique dans le secteur financier.

Cette reconnaissance est accordée aux projets ayant un fort potentiel au niveau européen et qui sont:

  • Innovant: en particulier en ce qui concerne les techniques utilisées, les modèles mis en œuvre, les segments de clientèle, les technologies développées et les risques couverts;
  • Stratégique pour l’industrie financière européenne: de nouveaux produits ou de nouveaux clients, facilite la compétitivité internationale, répond aux besoins de l’économie et de l’emploi;
  • Crédible: compétences des partenaires prouvées, faisabilité technique et viabilité financière du projet.

Cette labellisation est accordée par les membres du Pôle Finance Innovation, représentant les principales institutions du secteur financier en France.

Ici vous pourrez retrouver le texte de la présentation du PDG et co-fondateur de Private Investments Network, François-Eric Perquel, lors de la cérémonie de labellisation.

Et ici vous pouvez voir la vidéo de cette présentation.

Qu’est-ce que le smart capital et comment peut-on en tirer profit?

Si vous êtes un investisseur, un entrepreneur ou vous êtes intéressés par leur écosystème, vous avez probablement déjà entendu parler du smart capital.

Celui-ci peut être défini comme le capital fourni par des investisseurs sophistiqués qui apportent non seulement de l’argent, mais aussi du savoir. En d’autres termes, c’est un apport financier qui offre aussi des connaissances et des contacts utiles. Recevoir ce type d’investissement peut être un facteur critique de succès pour une start-up et peut être un élément de différenciation d’une grande importance.

Selon Dow Jones VentureSource Report, les jeunes pousses européennes ont levés 3,3 milliards de dollars du capital risque seulement au 3ème trimestre de 2015, représentant une augmentation de 31% sur la même période de 2014.

Dans ce cadre, les start-ups recherchent toujours non seulement de plus fortes valorisations, mais aussi de plus fortes probabilités de succès dans un environnement hautement concurrentiel. La contribution du nouveau partenaire est essentielle afin d’aider à adapter le business model et de trouver les meilleurs chemins à suivre pour parvenir à une croissance rapide.

?Les jeunes pousses européennes ont levés 3,3 milliards de dollars du capital risque seulement au 3ème trimestre de 2015, représentant une augmentation de 31% sur la même période de 2014?

Un bon investisseur ayant une forte propension au smart capital, est disponible pour les sociétés qu’il a en portefeuille, leur offrant en permanence sa vision des affaires, son expérience et ses conseils. Le savoir-faire en ressources humaines et en finance d’entreprise, le leadership, la gestion de la technologie et les best practices en vente sont des facteurs clefs de succès pour des entreprises. Mais ceux-ci ne sont pas toujours maitrisés par les fondateurs de jeunes pousses qui sont parfois des jeunes brillants et innovateurs ayant peu d’expérience de la gestion d’entreprise.

Un investisseur apportant du smart capital aide aussi les sociétés, auxquelles il participe, à entrer en contact avec de potentiels clients et avec d’autres contacts qui peuvent s’avérer utile au développement de l’entreprise étant donné que ce type d’investisseur dispose habituellement d’un large réseau et de nombreux contacts dans le secteur.

Gérer le smart capital

Normalement, l’investisseur ne prendra pas part à l’activité journalière, mais il devrait être capable d’aider avec des apports qui peuvent faire une différence à des moments clefs, contribuant ainsi à la prise de décision et, de ce fait, au développement de l’entreprise.

Afin d’offrir la connaissance et les informations pertinentes, l’investisseur a besoin d’être bien informé et de connaître la société dans laquelle il a investi. La difficulté réside dans la gestion précise de cette information, et ce, d’autant plus que l’investisseur a habituellement un portefeuille avec différentes sociétés qu’il a financées.

?Afin d’offrir la connaissance et les informations pertinentes, l’investisseur a besoin d’être bien informé et de connaître la société dans laquelle il a investí?

Il est donc nécessaire d’optimiser les outils qui automatisent la gestion des relations, centralisent l’information d’une manière simple et organisée. Un investisseur qui veut apporter du smart capital, a besoin de connaitre l’évolution de l’activité de chaque société, les indicateurs de celle-ci, et de suivre ses ventes et ses résultats pour l’accompagner dans ces décisions les plus importantes, pour connaître son positionnement et la direction stratégique prise.

En plus de faciliter le maximum d’informations à ses investisseurs, l’entreprise devrait avoir des mécanismes ou des outils pour faciliter l’obtention du smart capital. Il est inutile d’avoir au sein de sa liste d’actionnaires un groupe d’investisseur avec un fort potentiel de contacts et des informations de valeur pour l’entreprise, s’il n’y a pas de processus pour en tirer profit. Cet outil devrait donc aussi permettre des manières de motiver les investisseurs qui revendiquent apporter du smart capital.

Comment obtenir du smart capital?

La première chose qu’une start-up, qui cherche ce type d’investisseurs, devrait faire est de ne pas se focaliser seulement sur le montant de l’investissement et sa valorisation. Elle devrait aussi analyser d’autres possibles avantages que l’investisseur peut apporter. Il y a un terme dérivé de smart capital qui est le smarter capital. Il s’agit de faire la comparaison entre les investisseurs potentiels, d’évaluer les pours et les contres et de découvrir ce qui est réellement le plus utile pour l’entreprise.

Ces investisseurs sont souvent hautement connectés et sont présents dans les réseaux sociaux et dans les principaux évènements liés au financement. Le plus important évènement lié au smart capital en Espagne est le Smart Money, organisé par Loogic.

?Il y a un terme dérivé de smart capital qui est le smarter capital. Il s’agit de faire la comparaison entre les investisseurs potentiels, d’évaluer les pours et les contres et de découvrir ce qui est réellement le plus utile pour l’entreprise?

La première édition de cette année sera à Madrid le 25 Janvier au CaixaForum. Ce séminaire regroupe les principaux investisseurs et entrepreneurs d’Espagne. C’est la meilleure occasion pour les entrepreneurs de trouver des investisseurs qui participent à leur projet de manière positive et pour les investisseurs de trouver de bons projets dans lesquels investir (pour en savoir plus: http://smartmoney.events/).

Private Investments Network participe comme l’un des principaux sponsors à cet évènement pour présenter sa plateforme web qui aide à renforcer les relations entre les entreprises non-cotées et leurs investisseurs et potentiels investisseurs, améliorant la communication et le smart capital. Pour en savoir plus sur cette solution veuillez envoyer un message à info@privateinvestmentsnetwork.com.

Fdo. Helena Lopes

Le Crowdfunding financier et la loi

Avant d’entrer pleinement dans le sujet, il est important de noter la différence de nature entre l’activité de crowdfunding financière et non-financière. Les activités correspondantes à ce dernier (qui comprennent le crowdfunding de don avec ou sans contrepartie) répondent principalement au droit de la consommation. Il existe aussi également une forme plus ambigüe de crowdfunding de don avec contrepartie, qui est le crowdfunding basé sur l’attribution de royalties. Dans les pays où il est apparu, il n’est généralement pas considéré comme un produit financier.

La complexité de la réglementation augmente considérablement pour les formes financières du crowdfunding (d’investissement ou de prêt). Dans ce domaine, la logique fondamentale du crowdfunding est l’implication de la masse – ce qui signifie que de toute personne intéressée par la proposition – ; cela se heurte au droit financier développée dans les 80 dernières années: la volonté de protéger les investisseurs particuliers, étant moins qualifiés que les professionnels pour comprendre les risques des produits financiers.

Le résultat de ce choc conceptuel entre le droit financier traditionnel et les besoins de crowdfunding est à l’origine des changements soudains dans le Droit à travers le monde et les changements ne semblent toujours pas être totalement stabilisés. Pour ces raisons, nous allons nous centrer sur les lois appliquées aux crowdfunding dans le cadre de l’activité de finance participative.

« La complexité de la réglementation augmente considérablement pour les formes financières du crowdfunding (d’investissement ou de prêt). Dans ce domaine, la logique fondamentale du crowdfunding est l’implication de la masse – ce qui signifie que de toute personne intéressée par la proposition – ; cela se heurte au droit financier développée dans les 80 dernières années: la volonté de protéger les investisseurs particuliers, étant moins qualifiés que les professionnels pour comprendre les risques des produits financiers.« 

En raison du leadership américain dans le crowdfunding, nous commencerons par un examen rapide de l’évolution que ce pays a connu dans ce domaine. La loi Jumpstart Our Business Startups (JOBS) du 5 Avril 2012, l’un des textes phare de la première administration Obama, prévoyait, entre autres, la possibilité de créer des exemptions applicables au crowdfunding pour faciliter l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises.

La SEC (Securities and Exchange Commission, l’équivalent de l’AMF française) a été chargée de faire les décrets d’application de la loi. Étant par définition la garante de la vision traditionnelle de la loi en tant que protection des investisseurs, il est compréhensible qu’elle tarde longtemps à trouver une formule pour l’application du chapitre sur crowdfunding, appelé titre III (La Loi JOBS dispose de 7 parties appelées titres) du fait de son antagonisme intrinsèque avec la logique de crowdfunding. Le résultat a été le développement, comme dans le cas des lois de blue sky du début du 20e siècle concernant la réglementation boursière, d’exemptions interne aux états dans la plupart des États de l’Union. À la fin mai 2015, crowdfundinglegalhub.com web recensait 24 états avec des exemptions approuvées, 13 en attente d’approbation, 12 sans processus de ce type et la Californie, qui a rejeté sa propre loi d’exemption sans créer d’alternative. Le retard des textes d’application non seulement ont mis les États-Unis dans une situation de désavantage concurrentiel par rapport aux pays les plus développés d’Europe (en particulier au Royaume-Uni), mais il a aussi aggravée la complexité opérationnelle avec toutes les lois locales.

La grande surprise est venue de la même SEC, le 19 Juin 2015 quand elle a mis en place le Titre IV de la Loi JOBS concernant la formation de capital pour les petites entreprises. Dans le cadre de cette section, il a ouvert la porte à ce que les start-ups puissent lever jusqu’à 50 millions de dollars auprès d’investisseurs accrédités et non accrédités. Cela signifie une révolution copernicienne du Droit financier de ces derniers 80 ans. Bien que cela ouvre la porte à de nombreux doutes et risques, cela crée, pour les entreprises qui sauront l’utiliser, une formidable opportunité de financement directe extrêmement compétitive (en comparaison avec le droit dans d’autres parties du monde).

« La grande surprise est venue de la même SEC, le 19 Juin 2015 quand elle a mis en place le Titre IV de la Loi JOBS concernant la formation de capital pour les petites entreprises. Dans le cadre de cette section, il a ouvert la porte à ce que les start-ups puissent lever jusqu’à 50 millions de dollars auprès d’investisseurs accrédités et non accrédités.« 

La situation des lois applicables aux activités de crowdfunding en Europe suit une évolution un peu différente de celle aux États-Unis, bien qu’ayant des similitudes. Contrairement à la volonté du gouvernement américain (qui a établi un parcours précurseur avec la loi JOBS anticipant probablement le besoin perçu de la majeure partie du marché d’environ une année), le souhait de promouvoir ce nouveau type de financement des entreprises fixé par l’Union européenne et ses représentants n’a pas encore pu être transformé au niveau réglementaire européen.

Dans la lenteur de son fonctionnement, plusieurs consultations furent lancées pour tenter de canaliser le processus. L’une des dernières est la consultation publique sur la révision de la directive concernant le prospectus à été réalisée en mai et récolté un grand nombre de réponses.

Certains gouvernements nationaux ont pas attendu l’apparition d’un cadre communautaire et ont été beaucoup plus proactifs dans la promotion du crowdfunding. Le Royaume-Uni est le parangon de cette attitude qu’a suivi la France de manière moins efficace. Tous les deux ont structuré ce nouveau marché au cours des dernières années. Dans la première moitié de l’année 2015, plusieurs pays ont choisi d’essayer d’entrer dans ce groupe. C’est clairement le cas de l’Autriche, de l’Allemagne dans une moindre mesure, et, bien moindre encore, de l’Espagne.

D’autres se débattent encore entre la vision d’ouverture de prise de risque maîtrisée avec le crowdfunding, et la perspective traditionnelle des règlements relativement bureaucratiques destinées à protéger les investisseurs. Plusieurs pays semblent même retranchés dans cette attitude, comme le Danemark et d’autres pays d’Europe du Nord tout comme plusieurs pays d’Europe centrale et orientale.

« Dans la lenteur de son fonctionnement, plusieurs consultations furent lancées pour tenter de canaliser le processus. L’une des dernières est la consultation publique sur la révision de la directive concernant le prospectus à été réalisée en mai et récolté un grand nombre de réponses.« 

Nous pourrions parler d’un effet tache d’huile parti du Royaume-Uni et qui se propage progressivement à travers le continent, perdant souvent la force avec la distance de l’épicentre de son origine.

Le résultat pour toutes les parties impliquées dans ce type de transaction est plus que déroutant. Il existe des différences dans de nombreux aspects des lois adoptées sur le Crowdfunding. Les principales de celles-ci sont:

  • Les statuts des plates-formes de crowdfunding et leurs autorisations d’activité sont contradictoires d’un pays à un autre. Ainsi certaines tombent sous les règles des sociétés de services financiers et prévoient d’utiliser le passeport européen (MiFID) afin d’offrir leurs services dans toute l’Union, tandis que d’autres ont une interdiction d’exercer à l’étranger.
  • Les niveaux des exemptions de prospectus varient de 0 à 5 millions d’euros.
  • Les critères déterminants pour un investisseur qualifié varient également de manière significative.

Le résultat de l’absence de best practices crée des avantages concurrentiels pour certains et confondent tout le monde, surtout dans un monde dans lequel de nombreux investisseurs tentent de chasser les meilleures opportunités d’investissement à travers le continent.

« Le résultat de l’absence de best practices crée des avantages concurrentiels pour certains et confondent tout le monde, surtout dans un monde dans lequel de nombreux investisseurs tentent de chasser les meilleures opportunités d’investissement à travers le continent.« 

Compte tenu du rythme de l’évolution des lois concernant le crowdfunding et la disparité réglementaire européenne, nous invitons tous les experts de l’industrie à commenter ce post avec des informations qui approfondissent le sujet et nous nous engageons à traduire ces commentaires dans les autres langues de notre blog.

François-Eric Perquel

Sources:

  1. Review of Crowdfunding regulation, Tax &legal workgroup of the European Crowdfunding Network (ECN)
  2. Informations de l’EECA (European Equity Crowdfunding Association)
  3. crowdfundinglegalhub.com
  4. wikipedia.org

Résumé de la réponse de Private Investments Network à la consultation publique de la Commission Européenne sur la révision de la Directive sur les Prospectus

La réponse a été réalisée en collaboration avec la European Equity Crowdfunding Association dont Private Investments Networks est membre. Les principaux commentaires étaient à propos:

  • Des spécificités de l’equity crowdfunding

L’objectif initial de l’equity crowdfunding est de donner un support aux sociétés à toutes les étapes de leur développement, mais surtout aux étapes initiales. Le montant moyen actuel des offres publiées sur le site d’une plateforme d’equity crowdfunding européen est 250.000 €. La taille des offres est principalement entre 50.000 € et 1.500.000€.

C’est pourquoi, nous pensons que l’exemption de prospectus de 5.000.000 € est adaptée pour supporter le développement du crowdfunding en ce qui concerne les jeunes PME.

Le Crowdfunding n’est pas véritablement une offre de titres au publique et les émetteurs qui lèvent du capital à travers une plateforme devrait profiter d’une exemption des règles concernant les offres publiques, même si le besoin de protection de l’investisseur doit perdurer. C’est pourquoi, il devrait être obligatoire pour l’émetteur de maintenir un flux d’information à propos de l’entreprise pour ces investisseurs et de trouver la meilleure solution pour faciliter les opportunités de liquidité pour les investisseurs venant de ce type de financement.

  • Besoins d’harmonisation

La diversité des réglementations nationales est une barrière au développement de l’equity crowdfunding en Europe. Chaque état membre a une politique locale différente concernant les obligations de prospectus. Par exemple, le niveau d’exemption varie: il est de 1M€ en Allemagne, France, Roumanie, et 5M€ en Espagne, Italie & le Royaume-Uni, etc.

Cela crée des barrières au crowdfunding dans l’Union Européenne que ce soit pour les plateformes et les émetteurs. Le point clefs à harmoniser pour libérer le potentiel du crowdfunding est que tous les pays adoptent des obligations similaires. Parmi lesquelles:

– le même niveau d’exemption pour le prospectus à 5 M€
– les mêmes obligations d’information (key issuer information document – KIID)
– les mêmes responsabilités pour les plateformes et les émetteurs concernant cette documentation.

Actuellement, il y a des avantages concurrentiels réglementaires qui perturbent le marché et certaines plateformes réfléchissent à transférer leur siège principal dans un autre pays pour s’adresser à leur propre marché domestique.

Finalement, l’émetteur qui utilise le Crowdfunding devrait avoir des obligations harmonisées à travers toute l’Europe.

  • Description du KIID – key issuer information document

La directive devrait harmoniser un Key Issuer Information Document. Il devrait y avoir des définitions claires pour ce document. Il devrait être obligatoire pour les entreprises levant des capitaux sous le niveau limite de l’exemption, mais ne pas être sujet à l’autorisation préalable de l’autorité nationale compétente. L’émetteur devrait fournir cette information sous sa propre responsabilité et pouvoir personnaliser cette information afin de l’adapter à son projet et sa situation. Le modèle fourni par la directive devrait tendre à fournir une voie pour présenter chaque catégorie harmonisée d’information.

C’est pourquoi nous pensons qu’il devrait toujours exister un document d’information (“KIID”) qui établit l’information que la PME peut fournir sous sa seule responsabilité (principalement sur la base de documents préexistants) :

– Le résumé des comptes annuels (bilan et compte de résultats) pour les 3 dernières années, en citant s’ils sont audités et par qui. (Longueur indicative : max 12 pages)
– Un document établissant les forces (patents, technologie, savoir-faire, etc.) et les principales menaces que l’émetteur perçoit (concurrence, obsolescence, etc.) (Max 1 page)
– Une brève bio des fondateurs, des membres du conseil (s’il existe), le comité consultatif (s’il existe) (max 2 paragraphes par bio)
– Sa structure de capital actuelle et la dilution due à la levée de fonds (une table)
– En annexe, l’émetteur ajoutera toute information commerciale préexistante qu’il juge pertinente pour l’investisseur. Celle-ci peut être à propos du produit/service et du marché.

Quand certaines informations n’existent pas, l’émetteur devrait juste signaler qu’il ne dispose pas de cette information et dire pourquoi.

En prenant en compte le niveau d’expérience/ de compétence des investisseurs particuliers, la complexité d’un tel document devrait tendre à fournir des exemples conceptuellement simples, comme cela est maintenant attendu des publications médicales pour les consommateurs.

Le KIID devrait tout à la fois rester simple, car les entrepreneurs manquent d’expérience et les investisseurs de sophistication, et être très explicite.

  • Besoin pour un unique système d’enregistrement intégré au niveau de l’union pour tous les prospectus

Cela peut être réalisé à faible coût et fournir une solution simple pour l’accès des investisseurs à l’information. Cela devrait être mis en place d’une manière flexible pour permettre aux investisseurs d’accéder à l’information des prospectus qui les intéressent et être facilement intégrable dans les flux d’information pour permettre la diffusion à travers des systèmes d’information des intermédiaires et des media.

François-Eric Perquel.

Changement de paradigme dans le financement?

Le secteur financier est en train de se transformer. Jusqu’à présent, une croissance rapide dans ce secteur n’était uniquement possible qu’en réalisant des opérations de croissance externe. La pointe de la technologie et l’innovation bouleversent la donne, faisant que les pionniers qui ont des facilités d’adaptation au changement, peuvent obtenir assez rapidement une position remarquable, tout comme le démontre l’exemple du Compte Nickel dans le domaine du compte bancaire basique.

Cette tendance de fonds est reflétée dans un article de Dave Michaels pour Bloomberg. Dans celui-ci, il fait référence au fait que la U.S. Securities and Exchange Commission est en train de réviser si elle permet aux bourses de valeurs de lancer des marchés moins réglementés pour faciliter aux petites entreprises l’obtention de liquidité. Quand des organisations de ce type commencent à envisager de telles mutations, c’est que la tendance arrive à un point d’inflexion de tout le secteur financier.

« la U.S. Securities and Exchange Commission est en train de réviser si elle permet aux bourses de valeurs de lancer des marchés moins réglementés pour faciliter aux petites entreprises l’obtention de liquidité. »

En analysant plus en détail cette tendance, nous trouvons la première étude en profondeur sur la situation de la finance participative en Europe. L’University of Cambridge (Judge Cambridge Business School), est parvenue à compiler l’information nécessaire pour montrer, dans ce rapport, des données statistiques et historiques (récents) fortement révélatrices.

Ce dossier nous explique que depuis le début de la crise financière globale (il y aura 7 ans en septembre), la finance alternative ha augmenté considérablement aux États-Unis et en Europe. En particulier, il fait référence aux financements participatifs (plateformes d’Equity Crowdfunding, peer-to-peer lending, Crowdfunding de récompense, Crowdfunding de donation, etc.) qui offrent différentes manières d’investir aux investisseurs, encourageant l’innovation, générant de postes de travail et/ou finançant des causes sociales.

« depuis le début de la crise financière globale, la finance alternative ha augmenté considérablement aux États-Unis et en Europe. »

Certains chiffres qui ressortent de cette étude sur la finance participative en Europe sont:

  • une croissance en Europe de 144% en 2014 (en comparaison avec 2013).
  • un montant total des transactions réalisées en 2014 de 2 957 M€.
  • un poids spécial du Royaume-Uni avec un montant de transactions de 2.337M€ et une croissance interannuelle de 159%.
  • Les pais avec le plus grand nombre de plateformes en ligne sont par ordre décroissant : Le Royaume-Uni, l’Espagne, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas.
  • Les pais avec le plus grand volume de transactions sont par ordre décroissant : Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas et l’Espagne.
  • 743 PMEs se sont financés ainsi en Europe continentale entre 2012 et 2014.

Ce volume de transaction doit être relativisé vu que, si nous le comparons avec le financement traditionnel, il ne représente encore que 0,4 pour 1000 de ce dernier, selon les données de l’EBAN (European Business Angels Network). C’est ainsi que continuent de penser les banques traditionnelles et les autorités de tutelle. Néanmoins, vu la croissance exponentielle de la finance alternative, il est permis d’espérer que les PMEs, qui sont le principal moteur de notre économie globale, peuvent ainsi obtenir le financement nécessaire afin de continuer à croître, innover et générer des emplois.

« vu la croissance exponentielle de la finance alternative, il est permis d’espérer que les PMEs, qui sont le principal moteur de notre économie globale, peuvent ainsi obtenir le financement nécessaire afin de continuer à croître, innover et générer des emplois. »

Cet espoir est très important pour l’Europe étant donnée la réduction drastique des financements traditionnels pour ce type d’entreprises, imposée aux banques du fait de la tendance actuelle à surréglementer pour tenter d’éliminer le risque de leur activité.

Pour cette raison, cette manière de créer de collaborations, plus proches et moins restrictives, attire les entreprises et les investisseurs. La finance participative parviendra-t-elle à se consolider et, dans un tel cas, la banque traditionnelle s’adaptera-t-elle à ce nouveau paradigme qui est en train d’émerger?

Guillem Comi et Carme Zamudio.

Bienvenu au blog de Private Investments Network

Bienvenu au blog de Private Investments Network. Ce blog d’entreprise cherche à montrer différents aspects (plus ou moins complexes) des relations investisseurs des entreprises non cotées. Notre intention est de nous rapprocher des investisseurs en capital, des directeurs généraux et financiers, des consultants, des avocats, des family offices, et, en résumé, de tous les professionnels liés à la gestion juridico financière des entreprises non cotées.

“Ce blog mettra en lumière différents aspects (plus ou moins complexes) concernant les relations investisseurs au sein des sociétés non cotées.”

Nous profiterons de notre expérience de plus de 15 ans fournissant des services technologico-financier à différentes entreprises de premier plan au niveau international pour publier des entrées avec des opinions critiques, toujours actualisés et en totale indépendance. Nous utiliserons un ton sérieux et professionnel pour présenter des informations générales qui pourraient intéresser tout à la fois les gestionnaires de l’entreprise et les investisseurs.

Nous espérons que cela vous intéressera et, s’il vous plait, n’hésitez pas à commenter les entrées de notre blog ou à en proposer de nouvelles.