Category: Crowdfunding

Vous avez trouvé le financement, et maintenant?

Pour beaucoup d’entrepreneurs, le processus d’obtention d’un financement peut être coûteux, long il requière de grands efforts.

Normalement, après l’avoir obtenu, l’équipe entrepreneuriale est dédiée au jour le jour pour faire croître l’entreprise (ce qui est normal), ce qui provoque un certain oubli de l’investisseur qui n’est pas pleinement informé de l’évolution l’entreprise.

Vous pouvez voir sur notre chaîne une vidéo qui parle un peu de ce contexte:

La situation actuelle de nombreuses start-up qui passent à travers de processus de financements est la suivante:

Les plateformes de financement consacrent leurs efforts à faire se rencontrer les projets avec des investisseurs. Une fois que la relation entre eux est créée, ils ne proposent pas de solutions de suivi à la hauteur des responsabilités qui sont générées.

Comment est alors gérée la communication post-investissement

Eh bien, normalement

  • Grâce à des communiqués de presse qui offrent des informations partielles et incomplètes
  • Dans certains cas, par contact direct avec chaque investisseur. Cela prend beaucoup de temps

Une bonne communication est important afin :

  • d’améliorer les relations avec les investisseurs
  • de profiter du soutien des investisseurs (Smart Capital)
  • de faciliter les réinvestissements
  • de gagner du temps dans les processus de due diligence, de reporting, d’audit, etc.

Avec une bonne communication, toutes les parties prenantes de l’écosystème sont gagnantes. Les réussites dans ce domaine font que les investisseurs investissent davantage.

Si l’investisseur est satisfait et se sent «bien traité», il sera plus enclin à réinvestir dans de nouveaux tours de table de l’entreprise ou dans ceux d’autres entreprises disposées à  bien communiquer avec les investisseurs. Parier sur une bonne communication « investisseur » est une très bonne référence pour les investisseurs. Cela met en valeur un projet par rapport à d’autres qui peuvent paraître, a priori, plus intéressants, mais qui sont , plus opaque.

Le processus actuel de communication entre les entreprises et les investisseurs:

Le processus de communication standard avec Private Investments Network:

Comme une start-up, vous pouvez vous inscrire sur la plate-forme gratuitement et l’utiliser comme un dépositaire d’informations organisées, prêtes pour un audit et outil de communication avec vos actionnaires ou investisseurs potentiels.

En outre, vous pouvez avoir une page avec un accès sécurisé pour vos stakeholders sur votre site et ce gratuitement lors de la première année de vie de l’entreprise.

Si vous voulez en savoir plus, envoyez un courriel à: info@privateinvestmentsnetwork.com et vous recevrez des conseils pour tirer le meilleur parti de l’outil.

Vous pouvez voir une vidéo de certains aspects de ce que vous pouvez faire avec cette plateforme web:

Êtes-vous d’accord avec ces idées? Avez-vous déjà vécu des problèmes de communication avec vos investisseurs? Faites-nous part de vos expériences en laissant un commentaire ici.

Le Crowdfunding financier et la loi

Avant d’entrer pleinement dans le sujet, il est important de noter la différence de nature entre l’activité de crowdfunding financière et non-financière. Les activités correspondantes à ce dernier (qui comprennent le crowdfunding de don avec ou sans contrepartie) répondent principalement au droit de la consommation. Il existe aussi également une forme plus ambigüe de crowdfunding de don avec contrepartie, qui est le crowdfunding basé sur l’attribution de royalties. Dans les pays où il est apparu, il n’est généralement pas considéré comme un produit financier.

La complexité de la réglementation augmente considérablement pour les formes financières du crowdfunding (d’investissement ou de prêt). Dans ce domaine, la logique fondamentale du crowdfunding est l’implication de la masse – ce qui signifie que de toute personne intéressée par la proposition – ; cela se heurte au droit financier développée dans les 80 dernières années: la volonté de protéger les investisseurs particuliers, étant moins qualifiés que les professionnels pour comprendre les risques des produits financiers.

Le résultat de ce choc conceptuel entre le droit financier traditionnel et les besoins de crowdfunding est à l’origine des changements soudains dans le Droit à travers le monde et les changements ne semblent toujours pas être totalement stabilisés. Pour ces raisons, nous allons nous centrer sur les lois appliquées aux crowdfunding dans le cadre de l’activité de finance participative.

« La complexité de la réglementation augmente considérablement pour les formes financières du crowdfunding (d’investissement ou de prêt). Dans ce domaine, la logique fondamentale du crowdfunding est l’implication de la masse – ce qui signifie que de toute personne intéressée par la proposition – ; cela se heurte au droit financier développée dans les 80 dernières années: la volonté de protéger les investisseurs particuliers, étant moins qualifiés que les professionnels pour comprendre les risques des produits financiers.« 

En raison du leadership américain dans le crowdfunding, nous commencerons par un examen rapide de l’évolution que ce pays a connu dans ce domaine. La loi Jumpstart Our Business Startups (JOBS) du 5 Avril 2012, l’un des textes phare de la première administration Obama, prévoyait, entre autres, la possibilité de créer des exemptions applicables au crowdfunding pour faciliter l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises.

La SEC (Securities and Exchange Commission, l’équivalent de l’AMF française) a été chargée de faire les décrets d’application de la loi. Étant par définition la garante de la vision traditionnelle de la loi en tant que protection des investisseurs, il est compréhensible qu’elle tarde longtemps à trouver une formule pour l’application du chapitre sur crowdfunding, appelé titre III (La Loi JOBS dispose de 7 parties appelées titres) du fait de son antagonisme intrinsèque avec la logique de crowdfunding. Le résultat a été le développement, comme dans le cas des lois de blue sky du début du 20e siècle concernant la réglementation boursière, d’exemptions interne aux états dans la plupart des États de l’Union. À la fin mai 2015, crowdfundinglegalhub.com web recensait 24 états avec des exemptions approuvées, 13 en attente d’approbation, 12 sans processus de ce type et la Californie, qui a rejeté sa propre loi d’exemption sans créer d’alternative. Le retard des textes d’application non seulement ont mis les États-Unis dans une situation de désavantage concurrentiel par rapport aux pays les plus développés d’Europe (en particulier au Royaume-Uni), mais il a aussi aggravée la complexité opérationnelle avec toutes les lois locales.

La grande surprise est venue de la même SEC, le 19 Juin 2015 quand elle a mis en place le Titre IV de la Loi JOBS concernant la formation de capital pour les petites entreprises. Dans le cadre de cette section, il a ouvert la porte à ce que les start-ups puissent lever jusqu’à 50 millions de dollars auprès d’investisseurs accrédités et non accrédités. Cela signifie une révolution copernicienne du Droit financier de ces derniers 80 ans. Bien que cela ouvre la porte à de nombreux doutes et risques, cela crée, pour les entreprises qui sauront l’utiliser, une formidable opportunité de financement directe extrêmement compétitive (en comparaison avec le droit dans d’autres parties du monde).

« La grande surprise est venue de la même SEC, le 19 Juin 2015 quand elle a mis en place le Titre IV de la Loi JOBS concernant la formation de capital pour les petites entreprises. Dans le cadre de cette section, il a ouvert la porte à ce que les start-ups puissent lever jusqu’à 50 millions de dollars auprès d’investisseurs accrédités et non accrédités.« 

La situation des lois applicables aux activités de crowdfunding en Europe suit une évolution un peu différente de celle aux États-Unis, bien qu’ayant des similitudes. Contrairement à la volonté du gouvernement américain (qui a établi un parcours précurseur avec la loi JOBS anticipant probablement le besoin perçu de la majeure partie du marché d’environ une année), le souhait de promouvoir ce nouveau type de financement des entreprises fixé par l’Union européenne et ses représentants n’a pas encore pu être transformé au niveau réglementaire européen.

Dans la lenteur de son fonctionnement, plusieurs consultations furent lancées pour tenter de canaliser le processus. L’une des dernières est la consultation publique sur la révision de la directive concernant le prospectus à été réalisée en mai et récolté un grand nombre de réponses.

Certains gouvernements nationaux ont pas attendu l’apparition d’un cadre communautaire et ont été beaucoup plus proactifs dans la promotion du crowdfunding. Le Royaume-Uni est le parangon de cette attitude qu’a suivi la France de manière moins efficace. Tous les deux ont structuré ce nouveau marché au cours des dernières années. Dans la première moitié de l’année 2015, plusieurs pays ont choisi d’essayer d’entrer dans ce groupe. C’est clairement le cas de l’Autriche, de l’Allemagne dans une moindre mesure, et, bien moindre encore, de l’Espagne.

D’autres se débattent encore entre la vision d’ouverture de prise de risque maîtrisée avec le crowdfunding, et la perspective traditionnelle des règlements relativement bureaucratiques destinées à protéger les investisseurs. Plusieurs pays semblent même retranchés dans cette attitude, comme le Danemark et d’autres pays d’Europe du Nord tout comme plusieurs pays d’Europe centrale et orientale.

« Dans la lenteur de son fonctionnement, plusieurs consultations furent lancées pour tenter de canaliser le processus. L’une des dernières est la consultation publique sur la révision de la directive concernant le prospectus à été réalisée en mai et récolté un grand nombre de réponses.« 

Nous pourrions parler d’un effet tache d’huile parti du Royaume-Uni et qui se propage progressivement à travers le continent, perdant souvent la force avec la distance de l’épicentre de son origine.

Le résultat pour toutes les parties impliquées dans ce type de transaction est plus que déroutant. Il existe des différences dans de nombreux aspects des lois adoptées sur le Crowdfunding. Les principales de celles-ci sont:

  • Les statuts des plates-formes de crowdfunding et leurs autorisations d’activité sont contradictoires d’un pays à un autre. Ainsi certaines tombent sous les règles des sociétés de services financiers et prévoient d’utiliser le passeport européen (MiFID) afin d’offrir leurs services dans toute l’Union, tandis que d’autres ont une interdiction d’exercer à l’étranger.
  • Les niveaux des exemptions de prospectus varient de 0 à 5 millions d’euros.
  • Les critères déterminants pour un investisseur qualifié varient également de manière significative.

Le résultat de l’absence de best practices crée des avantages concurrentiels pour certains et confondent tout le monde, surtout dans un monde dans lequel de nombreux investisseurs tentent de chasser les meilleures opportunités d’investissement à travers le continent.

« Le résultat de l’absence de best practices crée des avantages concurrentiels pour certains et confondent tout le monde, surtout dans un monde dans lequel de nombreux investisseurs tentent de chasser les meilleures opportunités d’investissement à travers le continent.« 

Compte tenu du rythme de l’évolution des lois concernant le crowdfunding et la disparité réglementaire européenne, nous invitons tous les experts de l’industrie à commenter ce post avec des informations qui approfondissent le sujet et nous nous engageons à traduire ces commentaires dans les autres langues de notre blog.

François-Eric Perquel

Sources:

  1. Review of Crowdfunding regulation, Tax &legal workgroup of the European Crowdfunding Network (ECN)
  2. Informations de l’EECA (European Equity Crowdfunding Association)
  3. crowdfundinglegalhub.com
  4. wikipedia.org

Bienvenu au blog de Private Investments Network

Bienvenu au blog de Private Investments Network. Ce blog d’entreprise cherche à montrer différents aspects (plus ou moins complexes) des relations investisseurs des entreprises non cotées. Notre intention est de nous rapprocher des investisseurs en capital, des directeurs généraux et financiers, des consultants, des avocats, des family offices, et, en résumé, de tous les professionnels liés à la gestion juridico financière des entreprises non cotées.

“Ce blog mettra en lumière différents aspects (plus ou moins complexes) concernant les relations investisseurs au sein des sociétés non cotées.”

Nous profiterons de notre expérience de plus de 15 ans fournissant des services technologico-financier à différentes entreprises de premier plan au niveau international pour publier des entrées avec des opinions critiques, toujours actualisés et en totale indépendance. Nous utiliserons un ton sérieux et professionnel pour présenter des informations générales qui pourraient intéresser tout à la fois les gestionnaires de l’entreprise et les investisseurs.

Nous espérons que cela vous intéressera et, s’il vous plait, n’hésitez pas à commenter les entrées de notre blog ou à en proposer de nouvelles.